Comme toujours,
Au point du jour,
Douce ou cruelle
La mer m'appelle.

Et moi j'accours,
Comme toujours.
Enchantement,
Par tous les temps.

La mer fantasque
Dort sous ses masques.
Belle et tranquille
Imprévisible,
Toujours elle veille,
Et se réveille.

Elle tempête,
Sonne trompettes,
Fourbit ses armes,
Et c'est l'alarme.

Elle mugit,
Elle rugit
Elle se déchaîne,
Brise ses chaînes.

La mer si douce
A mort aux trousses,
Et sans remords,
Compte ses morts.


Jeanine COUGNENC GLAUZY