Tu souffles fort, Monsieur le vent.
Comme aujourd'hui tu es violent !
Tu changes d'humeur trop souvent.

Hier, tu caressais gentiment
Ces volets de l'appartement
Que tu secoues en ce moment.
Tu me causes bien des tourments.

J'ai beau me montrer indulgent
Pour tes terribles hurlements,
Et te parler fort poliment,
Je dois t'avouer franchement
Que tu me gênes bien souvent,
Sauf quand tu chasses brusquement,
Ces nuages impertinents
Qui gâteraient notre beau temps.

Tu fais un travail excellent.
Grâce à toi, notre firmament
Reste bleu pendant plus longtemps.

Alors merci, Monsieur le vent,
Souffle, souffle encore longtemps.


Jeanine COUGNENC GLAUZY