Elle aurait pu vivre tranquille
Loin des rumeurs de la grand ville,
Mais elle n'est calme que la nuit :
Ses élèves font trop de bruit.

En ce premier jour de vacances,
Elle aspire enfin au silence.
Plus un seul cri, plus un seul chant,
Depuis le départ des enfants.

Dans cette cour presque déserte,
La cloche est devenue muette.
On n'entend plus, sous le préau
Que le gazouillis des oiseaux.

Seuls, au milieu des plates -bandes,
Les chats dansent la sarabande.
C'est étrange, leurs miaulements
Semblent plus forts qu'auparavant.

Et c'est dans ce demi silence
Qu'enfin commencent les vacances
De ces grands locaux désertés
Sous le chaud soleil de l'été.


Jeanine COUGNENC GLAUZY