On l’appelait « le bois charmant »
Des pins y poussait gentiment
On cueillait, suivant les saisons,
Ses asperges, ses champignons.

Mais un jour, un groupe d’enfants,
S’en vint jouer dans un grand champ,
Qui, justement, était voisin
Du joli petit bois de pins.

Lequel des garçons, des fillettes,
Craqua soudain une allumette,
Pour faire un peu l’intéressant,
Sans penser que soufflait le vent.

Le feu dévora l’herbe sèche.
Bientôt, les premières flammèches
Atteignirent le bois voisin,
Et se rapprochèrent des pins.

Les enfants alors prirent peur,
Et s’enfuirent, au bord des pleurs.
Ils arrivèrent, tout tremblants
Conter l’histoire à leurs parents.

Avant l’arrivée des pompiers,
Le bois flambait comme papier.
Il ne resta plus un seul pin.
Tout le village en fut chagrin.

La bêtise d’un garnement
Avait détruit « le bois charmant »


Jeanine COUGNENC GLAUZY

 
bois charmant