Il a du mal, l’hippopotame,
A promener ses kilogrammes :
Il est si gros, il est si lourd,
Qu’il en paraît même balourd

Quand le soleil vraiment torride
Brûle sa peau plissée de rides,
Il plonge au fond du marigot.
Là, quelqu’un l’a filmé sous l’eau.

Quand on le voit alors nager
Il nous paraît alors léger, léger,
Et sa silhouette est semblable
A celle d’un gros dirigeable.

Si l’indiscrète caméra
Ne l’avait suivi pas à pas,
Sous l’eau, aussi bien que sur terre,
Nous révélant tous ses mystères,
Cet animal, si gros, si lourd,
M’aurait toujours paru balourd.

Il faut juger avec prudence.
Méfions-nous des apparences.
Je ne porte plus désormais
Des jugements trop vite faits.


Jeanine COUGNENC GLAUZY